Le Blog de Simone

Slow Art au Tate Modern de Londres

When the NHM was founded it was called "a cathedral to nature"

La Tate Modern offre aujourd’hui des sessions de “slow art” pour que les visiteurs apprennent à regarder les oeuvres d’art. De même le Natural History Museum de Londres offre des sessions de yoga pour les visiteurs avant de rentrer dans l’espace du musée, pour déconnecter et pour se concentrer sur ce qu’ils vont voir.

“The more you look the more you see,” points out curator Matthew Gale, who believes the best way of looking at an artwork is to follow where the artist takes you and by looking beyond the picture frame.”
“Plus on regarde, plus on voit, signale Matthew Gale, conservateur du Tate Modern. Il pense que la meilleure façon de regarder une oeuvre d’art est de suivre l’artiste là où il nous emmène et regarder au-delà la du cadre.”
“If you give them the time you will see things that are secret, that can intrigue and raise questions about how the painting was made and what the artist was thinking.”
“Si on donne le temps, vous verez des choses qui sont secrètes, qui peuvent intriguer et soulever des questions sur comment l’oeuvre a été faite et ce que l’artiste pensait.”

Dans mes ateliers nous pratiquons cela: alliant la pleine conscience et le slow looking, je permets aux personnes d’appréhender les oeuvres d’art de façon personnelle et différente. Ce qui est important c’est que nous travaillons en groupe, ce qui permet à chacun de s’exprimer et la somme de toutes les observations se superposent et enrichissent l’expérience de chacun. Car, comme le souligne Johan Idema, entrepreneur d’art et auteur de “How to Visit An Art Museum”, les personnes ont tendance à se sentir seules devant une oeuvre d’art et voudraient partager leur expérience.

 

 

Lubaina Himid au CAPC

Très belle exposition de Lubaina Himid, représentante du British Black Art, intitulée Naming the Money. Dans la nef du CAPC, on trouve une centaine de “silhouettes en contreplaqué peintes qui donnent vie aux serviteurs africains représentés auprès de leurs maîtres comme faire-valoir dans la peinture européenne des XVIIe et XVIIIe siècles”.

La musique et la voix de Lubaina nommant chaque personnage, nous transportent et on déambule au milieu de ces personnages colorés qui deviennent des personnes avec un nom, une profession, une âme.

Le choix de la musique est symbolique et éclectique: du Kol Nidrei, musique qui marque l’entrée du Yom Kippour,  à Buena Vista Social Club en passant par John Coltrane et Miriam Makeba.

On peut y passer un long moment, puis revenir lorsque la musique change car l’ambiance est autre.

À ne pas rater!

 

Clément Cogitore dévoilé pendant l’atelier à la Base sous-marine

L’atelier a eu lieu et ça été top! Les personnes présentes ont bien participé et ont découvert toute la signification de l’oeuvre magnifique de Clément Cogitore. C’est une immense satisfaction de voir comment les personnes s’approprient l’oeuvre et découvrent par eux mêmes, en regardant, le sens de l’oeuvre.

Merci à tous ceux qui sont venus! Et à l’équipe de la base qui m’a aidé avec le son et les lumières!

L’art de regarder à la Base-soumarine le 23 novembre

photo de Little Shao

Les vidéos de Clément Cogitore méritent que l’on s’attarde longuement pour en saisir toute la beauté, la complexité et la force, surtout des Indes Galantes. C’est un étonnant mix de l’opéra de Rameau avec du “krump”, une street dance particulièrement forte et physique. Le résultat est éblouissant!

Nous en reparlerons après notre atelier qui aura lieu ce samedi à la Base sous-marine.

La magie de voir

Voir est vraiment une sorte de magie, un plaisir perceptuel, une source de réel apprentissage et questionnement, une porte vers des mondes invisibles. En tant qu’adultes, nous avons beaucoup à réapprendre.

David Ulrich, “The Widening Stream”, tiré du site de Kim Manley Ort
L’art de regarder la nature

tattyan

Je vous invite à participer à un atelier pour porter un regard plus présent sur la nature en pratiquant la pleine conscience et le slow looking et ainsi vous recentrer.

L’art de regarder nous plongera en plein cœur d’une expérience intense: dans la forêt, lieu propice au calme et à la méditation, nous pourrons ressentir profondément la nature qui nous entoure. Cet atelier nous permettra de nous focaliser sur le moment présent, nos perceptions et nos ressentis, prendre le temps d’observer, se reconnecter à soi, percevoir et s’émerveiller du moindre détail de cette nature.

Nous dessinerons, écrirons ou photographierons pour enrichir notre expérience. Ces activités permettront de créer un journal visuel pour sauvegarder ces instants précieux.

Les couleurs chaudes de l’automne nous accompagneront, la forêt aura revêtu pour l’occasion sa plus belle robe dorée. Plus qu’une balade méditative, l’art de regarder est un cadeau précieux que vous vous offrez. Oublions le tumulte de nos vies quotidiennes pour ne penser qu’à l’instant.

Rendez-vous sur le parking du Domaine de la Burthe le 28 Septembre à 10h.

Atelier de 10h à 12h

Tarif : 20 euros par personne

Inscrivez-vous vite sur: simone@artderegarder.com  (Atelier de 10 personnes maximum)

Amenez une couverture sur laquelle vous asseoir, de l’eau, des crayons ou des stylos, un appareil photo ou votre smartphone. Un cahier est offert !

Bien entendu, s’il pleut l’atelier sera annulé.

The Observant Eye: une nouvelle activité au Metropolitan Museum de New York

Depuis le mois de juillet le “Met” a une nouvelle activité nommée “The Observant Eye : Une heure, un objet, des possibilités  infinies”.

Il s’agit de regarder une oeuvre pendant une heure, en groupe et avec un animateur(trice).Il ne s’agit plus de voir des salles du musée ou toute une exposition, mais simplement de regarder une oeuvre pendant un long moment. Cela aide les personnes à “développer leur pouvoir de concentration et leur esprit critique” tout en respectant les différences et en apportant des éléments d’autres disciplines.

C’est extrêmement enrichissant!

 

 

L’art de regarder et les études de médecine: quel rapport?

Des universités aux Etats Unis, dont Columbia et Yale, ont commencé, depuis plusieurs années, à intégrer des cours d’art pour les étudiants en médecine. Cela peut paraître étrange au départ, mais après quatre ans de recherches, les professeurs ont évalué que ces cours développent la capacité des étudiants à observer, à analyser, et à ralentir pour voir les détails. Cela les aide aussi à être conscients que chaque situation peut susciter des points de vues différents, et à admettre l’ambiguïté. Cela leur permet d’être plus à l’écoute de leurs patients. Par les exercices de Visual Thinking Strategies (VTS) et le slow looking, ces étudiants sont plus à même de décrire une situation, sans jugements. Tout cela accroit leur empathie envers les patients. 

Un exemple intéressant a été donné par un médecin professeur à Columbia University: en étudiant des peintures qui représentent des nus, les étudiants se sont rendus compte de la fragilité de leurs patients dans les hôpitaux et du fait que peut être, un jour, ils ont pu avoir des corps aussi beaux que ceux là, mais qu’ils ne les ont plus. Un rappel à l’humanité.

Des étudiants de 1ère année de médecine discutant le tableau Dallas Chaos II (1982) par Peter Dean, Blankton Museum of Art, photo Siobhan McCusker

Bonjour! Hello! Voilà, c’est parti! Mon blog commence aujourd’hui!

Le mois d’avril a eu un événement important pour l’art de regarder: le 6 avril était célébré le “Slow Art Day” dans plus de 96 musées autour du monde… mais pas en France… Depuis une dizaine d’années, des événements du Slow art day ont eu lieu sur les sept continents… mais pas en France!

En effet, il a été constaté que les personnes ne passent pas plus de 27 secondes devant une oeuvre d’art dans les musées. Le slow art day a été crée en 2009 avec le but de faire en sorte que les personnes passent dix minutes devant une seule oeuvre d’art.  Cela change radicalement leur rapport à l’oeuvre et à l’art.

“To view art slowly is to take the time to be fully present and to initiate a meaningful conversation between one’s own mind and heart and that of the artist,” Jiawen, a docent at New York’s Rubin Museum.

“Regarder l’art au ralenti, c’est prendre le temps d’être pleinement présent et commencer une conversation significative entre notre esprit et notre coeur et ceux de l’artiste.” Jiawen, un guide du Rubin Museum à New York

L’évolution de nos modes de vie a accéléré notre quotidien. Nous avons parfois le
sentiment de passer à côté de l’essentiel.
Et si notre épanouissement passait
par un ralentissement et un
regard plus présent ?

SIMONE RASKIN

INTAGRAM

@SIMONERASKIN